Des milliers de journalistes à travers le monde : « Libérez les! »

Journalisme- Justice

Dans les temps de « Vous êtes sous la protection de dieu, de la loi et de l’Etat », plus de 600 000 journalistes à travers le monde se sont dressés d’une seule voix pour la liberté de la presse et pour réclamer la libération de leurs confrères algériens, dont le journaliste et directeur des sites Dzairpress et Algérie-Direct, Adlane Mellah qui se trouve actuellement dans un état de santé très critique à cause de complications liées à une maladie cardiovasculaire. 

Depuis que Abdelaziz Bouteflika est président de la république, Les journalistes algériens ont acquis l’un des droits les plus importants, qu’est la dépénalisation du délit de presse. Cependant, vers la fin du quatrième mandat, des journalistes ont été mis sous mandat dépôt dans des affaires purement « journalistiques »…

Qui cherche à avorter l’un des plus grands acquis de la presse algérienne consacré par le président de la république Abdelaziz Bouteflika? C’est ce qu’ont soulevé en effet les syndicats nationaux et internationaux de la presse…

Il s’agit de la liberté de la presse, couronnée par la journée nationale la célébrant le 22 octobre de chaque année…

Ce qui est très intriguant, c’est bien l’arrestation du journaliste Adlane Mellah à la veille de cette journée même, avec tout ce qu’elle véhicule… chose qui aurait échappé à des médias privés qui se sont donnés à des pratiques « honteuses », en diffamant et en diffusant les photos de journalistes aux mains menottées.. Ce qui est en soi, un couteau planté dans le dos de la presse algérienne et de ses acquis.

Une chaîne de télévision privée a mené une cabale contre le journaliste Adlane Mellah et ses confrères qui étaient également en détention, menant un procès médiatique truffé d’accusations fallacieuses et d’insultes à l’égard de ces derniers. Passant de « maître chanteur » à agresseur qui aurait cassé ses caméras dans le cas de Adlane Mellah…

Durant cette période, des voix qui devaient parler d’affaires suscitant l’intérêt général se sont réduites au silence, puisqu’il est très difficile de convaincre les fans de Kamel Bouakaz, qu’ils serait en réalité un « maître chanteur » sans fournir de preuves tangibles… et au milieu du procès, des accusations et des stigmatisations porteuses de préjudices ont été lancées, en dépit du fait que le seul habilité à porter des accusations est bel et bien « le procureur de la république ».

Cette cabale déchaînée qui avait pour but d’entacher les réputations de journalistes, artistes et sportifs arrêtés dans des affaires différentes, s’est faite intelligemment « recadrer » par la direction générale de la sûreté nationale. Deux journées ouvertes sous le thème « méthodes de communication de la police judiciaire dans le cadre d’affaires en cours » ont été programmées.

Des spécialistes et des juristes se sont exprimés, notamment, concernant « ladite cabale médiatique ». Les déclarations du représentant du ministre de la justice, Tayeb Louh, le juge d’instruction près de la cinquième chambre eu tribunal de Abane Ramdane, et du commissaire de police qui avait parlé de l’importance de mettre un terme aux campagnes de diffamation, peu importent les identités des accusés dans le cadre d’affaires en cours.

Le message a été reçu…

Les réactions ont commencés à se faire entendre, avec une solidarité envers les victimes « de la compagne de diffamation », et des condamnation envers ces dits-médias.

Aujourd’hui, un syndicat international, englobant plus de 600 000 journalistes à travers le monde réclame la libération des détenus d’opinion en Algérie.

http://www.ifj.org/media-centre/news/detail/category/press-freedom/article/algerie-vague-darrestations-de-journalistes-sur-fond-delection-presidentielle.html?fbclid=IwAR3Tro5kn6wmbU7vHfZ-KUAzY075s4X71j7SBGouxcCYcRYke-pBf8wSzos#gallery

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