Des réformes budgétaires et économiques sont plus que nécessaire

Economie nationale

Le Brent et la référence américaine, le WTI, ont perdu plus de 20% de leur valeur en un laps de temps d’à peine un mois ; le pire repli mensuel depuis octobre 2008. Une chute qui met nombre d’économies à rude épreuve. Le déséquilibre du marché est tel que les perspectives s’assombrissent rapidement pour l’économie algérienne dont l’état de santé risque de se détériorer dans le sillage de la rechute des prix du pétrole.

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a laissé entendre, que l’année 2019 sera “difficile” au plan des finances et que le pays « vit à crédit », une situation qui serait insoutenable à terme.

Face aux risques d’une rechute durable des prix du pétrole, l’Exécutif sait que sa marge de manœuvre est très réduite, voire insuffisante. Il y a de quoi s’inquiéter lorsqu’on sait que l’équilibre du marché pétrolier est désormais rompu avec, au compteur, une production de pétrole qui carbure à plein régime ; les trois poids lourds du marché signent des records inégalés ; l’Arabie saoudite à 11,2 millions de barils par jour, la Russie à 11,6 mbj et les États-Unis à 11,7 mbj, à l’heure où la demande ne s’est jamais montrée aussi capricieuse sous l’effet d’une croissance léthargique. D’où la nécessité de remettre sur les rails, dès 2019, le train des réformes budgétaires et économiques en vue de réduire les déficits responsables de la forte contraction des réserves de change et la forte hausse de la dette interne.

A titre indicatif, les subventions pèsent pour environ 27 milliards de dollars annuellement dans le budget de l’État. Le soutien aux produits énergétiques accapare près de la moitié de ces subventions, alors que le soutien aux familles et aux produits de base coûtent à peine 4 milliards de dollars.

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