Le quotidien « Al-Hayat » ferme ses portes

La presse libanaise en crise

Décidément la crise économique n’épargne rien y compris le milieu intellectuel.

Le Liban en est une preuve et cela se traduit par la fermeture du prestigieux quotidien panarabe Al-Hayat.

Fondé à Beyrouth en 1946 et détenu par des capitaux saoudiens, le journal a fermé ses portes sur fond de difficultés économiques dans le pays et la région.

Aujourd’hui le bureau de Beyrouth tire sa révérence, alors que la diffusion du format papier s’est déjà estompée début juin.

Il a été décidé de fermer “tous les bureaux à l’étranger pour des raisons financières et de transférer le quartier général à Dubaï, après la fermeture du siège central à Londres” début 2018.

Le bureau de Beyrouth employait une centaine de personnes, dont la moitié sont des journalistes, impliqués dans la production du quotidien et d’un magazine de variétés.

Le quotidien comptait deux éditions. L’une internationale, diffusée à partir de Beyrouth jusqu’à début juin et l’autre, saoudienne, destinée au marché local qui continuera d’exister.

La version mondiale sera uniquement consultable en ligne, mais dans les pays du Golfe elle sera également diffusée en format papier.

Fondé il y a plus de sept décennies par Kamel Mroué, journaliste libanais de renom assassiné en 1966, le quotidien Al-Hayat (“La Vie” en arabe) fut contraint de fermer ses portes en 1976, un an après le début de la guerre du Liban (1975-1990).

Il a rouvert en 1988, basé à Londres et simultanément publié dans plusieurs capitales arabes, deux ans avant son acquisition par le prince saoudien Khaled ben Sultan.

De tendance libérale, Al-Hayat avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels et journalistes arabes.

 

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