L’instabilité de l’Algérie serait un cauchemar pour la France

Actualité - Monde

Le « ras-de-marrés » généré par la grandioses manifestations du 22 février dernier, contre le 5e mandat du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, semble secouer même l’Elysée. C’est ce que révèle un entretien fait avec un haut responsable français par le journaliste Vincent Jauvert pour le magazine le Nouvel Observateur, dans un article publié le 24 février 2019.

« Une déstabilisation de l’Algérie à la suite de la mort du président Bouteflika ou d’une révolte est depuis longtemps l’angoisse première de l’Elysée et des services français de sécurité. », tel était la ligne éditoriale de l’article rédigé par ledit journaliste, dans son entretien avec le haut responsable, dont le nom n’a pas été cité, alors qu’ils l’ont interrogé sur « ce qui inquiétait le plus Emmanuel Macron ».

« Le cauchemar du président de la République, c’est l’Algérie. C’était aussi celui de ses prédécesseurs. Les plus hautes autorités de l’État sont terrifiées par la perspective d’une grave déstabilisation de notre ancienne colonie après la mort de Bouteflika », avait confié le haut responsable au média.

En tant que tel, le journaliste a étayé ses révélations en énumérant les raisons du « pourquoi une éventuelle mort de Buteflika ou la disparition de son clan serait défavorable pour la France » en soulignant 4 raisons principales, qui sont :

  • l’Algérie est l’un des principaux fournisseurs d’énergie de la France (10% du gaz importé) ;
  • en cas de déstabilisation profonde du pays, des centaines de milliers de jeunes (les moins de 20 ans représentent la moitié des 42 millions d’Algériens) pourraient tenter de rejoindre la France par tous les moyens, y compris avec des bateaux de fortune, ce qui, à l’évidence, poserait un défi politique majeur au gouvernement français ;
  • d’autant que l’immigration algérienne en France et sa descendance est nombreuse et attentive à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée ;
  • enfin, la précédente crise politique algérienne à la fin des années 1980 a ouvert la voie aux djihadistes qui ont semé la terreur dans le pays pendant une décennie et menacé la France à plusieurs reprises. Autant de perspectives qui évidemment inquiètent Emmanuel Macron au plus haut point.
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