Rationaliser les dépenses de santé sans pour autant toucher aux droits des assurés

Système de Sécurité sociale

Système de Sécurité sociale

Le système national de sécurité sociale et de retraite « fait face à des difficultés financières ». Selon le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Mourad Zemali qui le reconnait encore une fois, ces difficultés  liées à plusieurs facteurs : économiques, sociaux et démographiques».

«Des difficultés causées par la générosité de ce système, qui fournit un large éventail d’outils à un grand nombre de bénéficiaire, même à ceux qui ne contribuent de manière directe», a estimé ce mardi, Mourad Zemali qui a présidé l’ouverture des travaux de la rencontre entre les médecins conseil de la Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS) et les médecins prescripteurs à Ben Aknoun.

Le ministre a indiqué que «les déséquilibres financiers du système de sécurité sociale (nés de l’énorme déficit enregistré dans le système de retraite), demeure la préoccupation du Gouvernement, qui l’a débattu lors des réunions tripartites».

Rappelant le programme de l’Etat pour réformer et moderniser le système de sécurité sociale, Zemali a affirmé que «la question ne dépend pas des seuls pouvoirs publics, mais, tout le monde est concernés».

Il a ajouté dans ce cadre qu’«il faut prendre les dispositions et les mesures nécessaires, et fournir plus d’efforts pour rationaliser les dépenses, augmenter le nombre des cotisations, les diversifier, et l’amélioration du service en même temps».

«Nous attendons des professionnels de la santé d’être les partenaires de la sécurité sociale, dans le but d’améliorer la prise en charge des assurés. Nous attendons également d’eux d’être des partenaires dans la politique de rationalisation des dépenses du secteur de la santé, sans toucher aux intérêts de l’assurés», a indiqué le Ministre du travail.

Il a ajouté que «notre objectif est d’éviter les dépassements liés à la consommation des traitements et des médicaments, ainsi que, les arrêts maladies et les remboursements qu’ils engendrent». Autrement dit, les patriciens de la santé devraient prescrire moins de médicaments.

64.750 millions d’ordonnances remboursées en 2017

Á ce propos, le ministre du Travail,  a fait savoir que «le nombre d’ordonnances remboursées en 2017 par la CNAS, est 64.750 millions». Ajoutant que «le nombre des indemnités journalières engendrées par les arrêts de travail, a dépassé les 14.390 millions, avec un coût de 16.8 milliards DA», durant la même année. Selon le ministre «ces chiffres prouvent qu’il y a des dépassements et un excès d’utilisation de ce droit par les assurés sociaux».

Dans ce sens, il a indiqué que «nous devons travailler ensemble pour encourager le dialogue entre les médecins conseils de la CNAS et les médecins prescripteurs, afin de promouvoir la prévention et améliorer la qualité des soins du malade et rationaliser les dépenses». « Le remboursement des médicaments, représentent actuellement le premier poste de dépenses de l’assurance maladie, passant de 20 milliards DA en 2000, à 212 milliards DA en 2017», a encore révélé le ministre du Travail.

Tags
Montre plus

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close