Une véritable saignée financière

Mercuriale

Depuis quelques années, le Ramadan est devenu en Algérie synonyme d’accélération de la consommation et de la généralisation de la spéculation sur toutes les denrées alimentaires.

Les prix des fruits et légumes connaissent traditionnellement une hausse vertigineuse à la veille ou aux premiers jours de Ramadan.

Une tendance confirmée cette année aussi par une flambée des prix des légumes constatée, notamment, au marché de gros d’Attatba, dans la wilaya de Tipaza, qui alimente de nombreux marchés de détails au centre du pays dont ceux de la capitale.

Le marché d’Attatba étant fermé les jeudis et les vendredis et le premier jour de Ramadan étant tombé un jeudi, certaines augmentations de prix n’ont pu être constatées qu’à partir du troisième jour du mois de Ramadan correspondant au samedi 20 mai, jour de réouverture du marché.

La tomate dont le prix fluctuait entre les 50 et les 80 dinars depuis le début mai, a vu son prix s’envoler progressivement à quelques jours du début de Ramadan pour être cédée, en gros, à 100 dinars le kilogramme, le 13 mai et à 115 dinars le 15 mai pour atteindre les 120 dinars le 19 mai, deuxième jour de Ramadan.

La pomme de terre était quant à elle cédée à des prix ne dépassant pas les 32,5 dinars tout au long des deux premières semaines de mai, son prix est passé de moins de 35 dinars le 19, à 60 dinars le 20 mai.

La carotte dont le prix fluctuait énormément depuis des mois, a connu un pic à 60 dinars vers la fin avril pour redescendre jusqu’à 25 dinars début mai et remonter à près de 70 dinars le 20 mai.

L’oignon sec qui ne dépassait pas les 30 dinars le kilogramme au marché de gros d’Attatba tout au long de la première dizaine du mois de mai a vu ses prix augmenter progressivement dès le 14 mai pour atteindre les 40 dinars au 19 et les 62,5 dinars au 23 mai.

Les prix de la plupart des légumes de large consommation ont connu des pics quelques jours avant ou après le premier jour de jeûne, ce qui laisse supposer que ces augmentations sont d’abord dues à la spéculation et, probablement, à une hausse de la demande.

Mais par la suite, notamment lors de la première semaine de Ramadan, les prix des légumes ont suivi des progressions en dents de scies, avec beaucoup de fluctuations qui n’atteignent toutefois pas les pics qui ont précédé ou suivi le premier jour de Ramadan.

Les prix de la salade, de la tomate, de la carotte et des pommes de terre sont les légumes aux prix les plus volatiles pendant ce Ramadan.

 

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