Les différentes réactions suite au placement de Abdelkader Bensalah à la présidence de la République

Actualité- Politique

Abdelkader Bensalah a été désigné, ce mardi à Alger, comme président de la République par intérim, conformément à l’article 102 de la Constitution. Cette nouvelle a susciter plusieurs réactions, compte tenu du rejet de Bensalah exprimé par la rue, notamment durant la manifestation des étudiants ce lundi à Alger, et qui a été réprimée par les forces de sécurité. Des partis et personnalités d’oppositions se sont exprimés en marge de ses événements majeurs qui ont marqué la journée du Mardi 09 avril 2019.

Le FFS : « Le pouvoir Algérien vient de récidiver en rajoutant de la défiance au mépris. »

« Alger, le 09 avril 2019

Communiqué

Le pouvoir Algérien vient de récidiver en rajoutant de la défiance au mépris.
La désignation aujourd’hui d’Abdelkader Bensalah à la tête de l’état est perçue comme un énième coup de force perpétré contre le peuple algérien et contre ses aspirations légitimes.
La désignation du désormais ex président du sénat, comme chef de l’état démontre la volonté du régime à maintenir l’ordre établi et à reprendre les choses en mains d’une manière violente et répressive. Les dernières arrestations effectuées ces derniers jours dévoilaient déjà la volonté des autorités en état de panique, d’en finir le plus vite possible avec cette contestation massive et galopante.
En choisissant d’une manière obsolète et ridicule et par le biais des deux béquilles illégitimes du système, l’architecte des fraudes électorales massives et la normalisation autoritaire durant ces vingt-cinq dernières années, les tenants du pouvoir réel ont affiché leurs vraies intentions. Tuer la révolution populaire en utilisant toutes les méthodes répressives et imposer une alternance clanique à l’intérieur du sérail.
Le FFS dénonce cette énième mascarade et rejette catégoriquement cette désignation arrogante et affligeante.
Le FFS dénonce encore une fois l’utilisation des forces de l’ordre la répression contre les manifestants et les étudiants(es).
Le FFS restera mobilisé aux côtés des Algériennes et Algériens afin de continuer à exiger le changement radical du régime et de ses symboles.
Il est plus que jamais impératif d’appliquer l’une des résolutions du congrès de la Soummam qui stipule la primauté du politique sur Le militaire.
Le FFS demande encore une fois au chef de l’Etat-Major de l’armée de ne plus s’immiscer dans les affaires politiques du pays.

Le Premier Secrétaire
Hakim BELAHCEL »

LE PT : « Les masques tombent chaque jour plus depuis vendredi 5 avril »

« Répression des étudiants, mise en œuvre de l’article 102 de la constitution :
Communiqué du PT
Les masques tombent chaque jour plus depuis vendredi 5 avril après que la gendarmerie ait été instruite de dresser des barrages à l’entrée de la capitale pour empêcher les citoyens d’autres wilayas de rejoindre les marches encore plus massives dans les 48 wilayas pour exiger le départ du système dans sa totalité.
En effet, depuis, la rumeur s’est vite confirmée, les rassemblements et marches organisés par différentes catégories sociales dans la semaine, sont dispersés systématiquement par les forces de l’ordre.
Et un pas vient d’être franchi aujourd’hui 9 avril à travers la répression de la marche des étudiants à Alger par le recours à la violence policière précédée d’arrestations de syndicalistes et activistes libérés, par la suite.
Cette régression est très grave et porte en elle les risques de dérapages tout comme elle confirme que le départ de A. Bouteflika ne saurait signifier la fin du système qui a pris en otage le pays depuis 1962.
Car, qui a osé donner de telles instructions à la police qui depuis le 22 février accompagne pacifiquement les marches et rassemblements dans une fraternisation exceptionnelle ? Qui a donné l’ordre à la gendarmerie d’empêcher des Algériennes et des Algériens d’entrer dans la capitale vendredi dernier ?
Que prépare une telle volte-face ?
Le PT qui met en garde contre cette provocation et dénonce avec la plus grande vigueur ces pratiques héritées du système de parti unique décomposé anti-démocratique, anti-populaire et anti-national, constate que la répression de la marche des étudiants est concomitante avec la réunion des 2 chambres du parlement composée des députés des partis du système et dont l’écrasante majorité du peuple demande le départ, tout comme elle exige la dissolution du parlement…
Il est donc établi que le recours à l’article 102 de la constitution pour remplacer l’ex président de la République A. Bouteflika démissionnaire, a pour unique objectif le sauvetage du système répressif et oppresseur par la confiscation de la volonté et la souveraineté populaires.
Par conséquent, seul le départ de tout le système, de ses institutions et partis, de tous ses symboles politiques et militaires, de sa clientèle et ses courtisans de l’oligarchie prédatrice et mafieuse qu’il a enfantée, de ses pratiques totalitaires, de ses lois scélérates et donc de sa constitution obsolète, est à même de garantir la liberté d’expression et l’exercice par la majorité du peuple de sa souveraineté pleine et entière.
Pour le PT, pour opérer la rupture effective avec le système putréfié et son corollaire le régime présidentialiste, pour défaire la contre-révolution et réaliser les objectifs de la révolution du 22 février, seule une Assemblée nationale constituante et souveraine (A.C.N.S) composée de vrais représentants mandatés par toutes les composantes du peuple algérien, matérialisant son unité, est habilitée car légitime à définir la forme et le contenu des institutions et donc du régime démocratique garantissant toutes les aspirations de l’écrasante majorité c’est-à-dire la démocratie avec son contenu politique, économique, social et culturel.
Alger, le 09 avril 2019
Le Secrétariat du Bureau Politique »

Le président du MSP Abderazzak Makri appel à la poursuite du mouvement populaire

« Après l’installation de Bensalah comme président de l’Etat, en présence des députés du pouvoir et contre la volonté du peuple, le mouvement populaire doit se poursuivre jusqu’à ce qu’il démissionne de la présidence, et jusqu’à la démission de Belaiz » indique le président du MSP Abderazzak Makri dans sa page sur Facebook.

« Nous serons alors dans une situation qui ne peut être résolue qu’en assignant aux articles de la Constitution des mesures politiques par le dialogue pour installer une personne acceptée par le peuple et qui est ni corrompue ni impliquée dans une fraude. Le président publie ensuite des décrets permettant de procéder à des réformes avant de revenir au processus électoral. » a-t-il poursuivi.

Selon le président du MSP « passer aux élections avant les réformes est un mépris pour le peuple algérien et un dénigrement de la magnifique image de l’Algérie, qui a été dessinée par le mouvement populaire dans le monde entier » a-t-il signalé.

L’avocat M. Mokrane Ait Larbi dénonce le maintien des « 3B » au gouvernement

« Avec l’arrivée de Ben Salah au palais d’El-Mouradia, et le maintien de Bedoui au Palais du gouvernement et de Belaiz à la tête du Conseil constitutionnel, la contre révolution entame sa phase pratique.

L’organisation de l’élection présidentielle sous les directives des experts en fraude et en corruption, et dans un délai de 90 jours, mènera inévitablement au maintien du système pour une génération au moins.

Le système résiste par tous les moyens, mais toutes ces tentatives de se maintenir trébucheront sur l’unité du peuple, désireux plus que jamais d’en finir avec le système corrompu.

Non à la confiscation de la révolution populaire et à la répétition du scénario de 1962.

Non au système corrompu.

Le chemin est long et certainement difficile, mais grâce à notre unité et à notre détermination à poursuivre notre lutte et notre révolution pacifique, nous réussirons à vaincre l’autocratie et la corruption.

Vive la révolution pacifique.

Pour le départ du système par les moyens pacifiques. »

مقران آيت العربيلا للثورة المضادةبوصول بن صالح إلى قصر الرئاسة، وبقاء بدوي في قصر الحكومة، وبلعيز على رأس المجلس…

Gepostet von Mokrane AIT LARBI am Dienstag, 9. April 2019

Ali Benflis dénonce la non prise en compte des articles 7 et 8 de la Constitution

« L’application intégrale de l’article 102 et la non prise en compte des articles 7 et 8 de la Constitution indiquent clairement que le basculement s’est opéré dans le sens d’une pérennisation des résidus d’un régime politique que le peuple algérien a dénoncé et condamné avec une vigueur extrême. La manière dont il vient d’être pourvu à la vacance de la Présidence de la République ne rapproche pas notre pays de la sortie de crise. Elle l’en éloigne dangereusement » écrit Benflis dans une déclaration.

Le SG du RCD « Mohcine Belabbas » dénonce le « coup d’État contre la volonté et la souveraineté populaire »

« Pour la troisième fois, il y a eu un coup d’État contre la volonté et la souveraineté populaire : 2008, 2016, 2019. Même dans le nombre officiel de parlementaires il y a eu fraude, puisque Bensalah a annoncé 487 membres au lieu de 606 membres »

 

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