Il est temps de chasser le système… et d’instaurer l’égalité

Chronique

Le peuple algérien est déterminé et sa décision est irrévocable : toutes mouvances confondues, les algériennes et les algériens ont investi les rues pour dire qu’il était temps de chasser ce pouvoir mafieux, engendré par un système putréfié, et qui, depuis plus de cinquante ans, gangrène le pays avec sa politique interventionniste et arbitraire.

Les algériennes et les algériens, depuis le 22 février, envahissent les placettes et les rues de toutes les villes du pays, pour réclamer le départ du pouvoir moribond, qui n’a, toujours, pas compris qu’il était temps de laisser la place à des personnes aptes et capables de gouverner le pays.

Revendiquant le changement, les manifestants scandent leur mécontentement de la politique de ce pouvoir, et  exigent la création d’une Deuxième République, et un État de droits qui garantit les libertés et la sécurité de ses citoyens, des revendications légitimes dans un contexte aussi délicat que vit le pays.

Une Deuxième République est synonyme d’un nouveau départ, avec de nouvelles bases et de nouvelles structures, revendiquer la justice, une forte économie, la sécurité, ce sont des choses de droit naturel, dont l’État est le garant par procuration lors d’un scrutin universel directe ou indirect, mais devons-nous réclamer ces concepts et oublier le plus important, et qui fera de nous une nation de droits et de justice, l’égalité entre les Femmes et les Hommes ?

Il est temps de s’éloigner de la pensée moyenâgeuse et de bâtir une nouvelle Nation algérienne qui pourra garantir la démocratie, la justice, les libertés, et l’égalité entre les algériennes et les algériens, sans ceux-là, nous n’allons que répéter l’histoire et retomber dans une nouvelle société misogyne qui méprise le féminin.

Cette révolte populaire algérienne doit, non seulement, chasser le système en place, qui a la mainmise sur le pouvoir et qui instrumentalise la lutte féminine à son profit, mais aussi instaurer l’égalité entre la femme et l’homme par la force de la loi, et dire les choses telles qu’elles sont, les femmes ont leur mots à dire dans cette Nation.

Azzedine DERRADJ

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